Continuer, à ne pas y croire.

Continuer, à ne pas y croire.




Il y a toutes ces choses que l'on ne s'explique pas, que l'on ne s'expliquera pas. Il y a toutes ces choses qui ne prennent pas sens, alors qu'elles paraissent tellement évidentes, juste couler de source. Mais rien à faire, on a beau se pencher dessus des années et des années, on ne trouvera pas, on se saura jamais pourquoi.
Alors, il faut se résigner, alors il faut se contenter de vivre avec. Il faut juste patienter, dans l'espoir de comprendre. Ou accepter l'idée qu'on puisse vivre ces moments sans qu'ils ne nous appartiennent totalement, puisqu'ils nous échappent. Mais il y a des moments, des moments qui n'ont pas besoin de tenir entre nos doigts pour qu'on profite totalement d'eux. Il y a des moments, qu'on accepte, juste parce qu'ils sont là, juste parce qu'ils nous font vivre, juste parce que c'est comme ça. Maintenant tu n'es plus l'un de ces moments. Je ne t'explique pas, ça ne sert a rien.

# Posté le dimanche 07 juin 2009 10:00
Modifié le dimanche 07 juin 2009 10:19

"On voit que deux choses chez les gens, ceux qu'on veut y voir et ceux qui veulent bien nous monter."

"On voit que deux choses chez les gens, ceux qu'on veut y voir et ceux qui veulent bien nous monter."




C'est vrai, quoi, tout va bien. tout va bien sauf mes paupières lourdes, mes yeux qui piquent, mes cernes qui tirent au violet, et puis tout qui va de travers, sans raison apparente, juste la force des choses, juste un coup du destin, encore de l'incohérence, des choses qui ne collent pas entre elles, qui ne vont pas ensemble. alors je regarde ma vie de loin, je me regarde pleurer, rire, tout à la fois et je ne comprends plus pourquoi. je ne cherche plus à savoir, pourquoi, comment. comme si les causes et les effets avaient un lien; cette naïveté-là n'est plus la mienne, depuis longtemps maintenant. alors, je me contente de m'indigner contre moi, ta gueule mes yeux, ta gueule mes larmes, ferme-la ma sensibilité. qui est-ce qui tient les fils qui me remuent?


On ne se rend plus compte que les gens font des efforts pour nous, ça devient comme un automatisme. Mais par contre, on se rend compte que l'autre ne comprend pas que l'on fait des efforts, alors on n'en fait plus. Et ça se détruit.



Je tiens a m'excuser pour prendre autant de temps a vous répondre. Je ne trouve plus le temps d'écrire.
# Posté le samedi 18 avril 2009 08:05
Modifié le dimanche 07 juin 2009 10:18

Le regard est l'ultime prison

Le regard est l'ultime prison



Je trempe mon envie d'écrire dans l'encrier de ta cigarette.Cigarette, ce mot sonne et résonne dans ta bouche comme la fumée d'encen qui s'échappe dans les recoins de ton esprit.Elle te regarde dans la nuit, sans que tu t'en rendes compte. Elle t'observe, sans bruit, son regard te parcours à pas de loup.Le ciel devient rosé, puis orangé, avant d'apercevoir ces rayons qui éventrent les nuages.L'odeur de caramel enrobe tes lèvres, sous les plumes d'acacia, un baisé volé.Un rire, à en faire frissonner les murs, pour trinquer avec.Le bruit de l'eau sillonne ton corps, jusqu'au mien.

On se lâche en l'air, chacun retombera sur un mot, une phrase, une lettre, une sensation, un événement, un sentiment, un objet, une découverte, mais lequel ?


# Posté le dimanche 05 avril 2009 11:49
Modifié le dimanche 07 juin 2009 10:18

Je préfère perdre que tricher.

Je préfère perdre que tricher.



Donner de l'importance à ce qui n'en aura plus, dans dix ou vingt ans, quel sens auras-tu, quelle part dans mon existence? Tu seras un point du passé, aspiré, déchiré, oublié, jeté à la poubelle, ce point qui me gratte et que j'ôte d'un revers de main, tu ne seras rien, rien du tout. Pourtant, on se jurait tellement de belles choses, dont l'éternité, du vrai, du vrai à en crever, on se jurait l'intemporel, l'universel, on se jurait ce qui n'est plus. Et puis on se lasse, mes sourires grimacent, tes rires m'agacent, je te regarde mais je ne te vois plus. Et puis la mélancolie, quelques temps plus tard, on se dit, cette vie-là n'était pas si mal, ce temps qui passe, il fait le tri, je n'ai pas choisi, mais toi tu restes, toi tu viens. Toi tu casses et toi tu passes. J'ai pas choisi, mais c'est comme ça, on a beau se tendre les mains, essayer de déceler une braise dans les cendres, on a beau se gueuler que l'on ne veut pas se quitter, tu es déjà trop loin, derrière, derrière, tout là-bas. On a beau se tenir, s'arracher, rien à faire tu passes à travers moi, et puis l'on se lasse, à quoi bon s'acharner, tu ne m'intéresses plus, je te trouve inintéressant, tu es resté au bac à sable tandis que je suis grimpé sur le toboggan. Bien sûr, je redescendrai, parce qu'il le faut bien, mais à ce moment là il sera trop tard, et je m'en fous. On n'ira pas se battre avec les pelles et les râteaux, c'est bien pire on s'en moque. L'indifférence a remplacé l'ennui. Tu es une poussière parmi les autres, et je ne vaux pas mieux à tes yeux. Pour l'instant cela me sert encore un peu le ventre, mais je m'en remettrai. Adieu.


# Posté le vendredi 13 mars 2009 14:34
Modifié le dimanche 07 juin 2009 10:18

Echec

Echec


C'est toujours lorsque vous commencez à vous installer pour de bon dans le bonheur, et à y prendre vos marques, que la situation vire brusquement. Ce retournement, c'est sûrement vous qui l'avez créé, car vous vous êtes trop longtemps détourné de vos obligations de monotonie et d'amertume. Et, alors que vous croyiez avoir dépassé certains caps, être passé au travers de diverses étapes, vous réalisez que le chemin est bien plus long que prévu, et que l'enfer est loin d'être fini. On ne tire jamais un trait définitif sur ses démons, je l'apprends maintenant alors que vous l'avez sans doute déjà compris. Quoi qu'il en soit, les angoisses vous guettent et vous attendent à chaque tournant, calculant le moment propice pour vous remettre le grappin sur la tronche. Je n'en ai pas fini avec mes problèmes, je le croyais, mais rien ne se trouve résolu. On se pensait à l'abri désormais, mais l'accalmie n'est que de courte durée. Et la chute libre reprend là où elle s'était arrêtée, vous vous souvenez, quand un corps n'est plus soumis qu'à la force exercée par son poids. Je ne m'agripperai pas longtemps au bord du précipice, je ne raclerai pas la paroi de mes ongles, je ne hurlerai pas pour demander de l'aide. Simplement, et comme avant, je vais me laisser glisser, et je finirai bien par toucher le fond, un jour. Ce jour où j'aurai le réconfort de me dire que je ne pourrai plus tomber plus bas.
Il est des gens qui peuvent freiner le processus. Il en est d'autres qui gardent une influence illégitime sur mon moral. Un moral de mouvement sinusoïdal pseudo-périodique. Quand les métaphores deviennent bidons et que l'article se désagrège de lui-même, alors c'est le moment où je l'achève.

# Posté le lundi 02 mars 2009 07:17
Modifié le dimanche 07 juin 2009 10:18